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Déclaration de la CEDEAO sur la situation au Mali – 14 mai 2012

La Commission de la CEDEAO a observé avec une profonde préoccupation les déclarations et actions inquiétantes des membres du CNRDRE et de leurs associés civils au cours des derniers jours, qui tendent visiblement à interrompre la transition politique et à déstabiliser davantage la situation au Mali.

Au moment où le Nord du pays est encore occupé par les rebelles, le refus persistant du Capitaine Amadou Sanogo et de la Junte de concentrer leurs efforts sur le rétablissement de l’intégrité territoriale de la nation et leur interférence continue dans la Transition, en particulier leur tentative de marginaliser le Gouvernement de transition sont extrêmement regrettables.

La Commission de la CEDEAO condamne fermement ces actes qui vont à l’encontre des dispositions de la Constitution du Mali, ainsi que de « l’Engagement Solennel » pris par le CNRDRE le 1er avril 2012, et de « l’Accord Cadre » du 6 avril 2012. Ils témoignent également du non respect des décisions prises par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO sur le Mali depuis le coup d’état du 22 mars 2012.

Mali: plusieurs blessés à Gao après des manifestations contre les groupes armés

Au moins cinq personnes ont été blessées lundi, dont une par balle, pendant la première manifestation de colère à Gao contre les groupes armés contrôlant depuis fin mars cette ville du nord-est du Mali et qui tiraient en l’air, selon divers témoins joints de Bamako par l’AFP.

La manifestation avait débuté timidement lundi en milieu de journée, avant de prendre de l’ampleur dans l’après-midi et elle se poursuivait lundi soir dans deux quartiers, d’après divers témoins, qui ont parlé de centaines d’habitants protestant notamment contre l’interdiction faite à des

jeunes par les groupes armés de jouer au football ou de regarder la télévision.

« Actuellement, les groupes armés tirent en l’air, mais des centaines de civils manifestent en brûlant des pneus un peu partout dans la ville. Tout le monde en a marre des groupes armés », a déclaré à l’AFP Ousmane Telly, un fonctionnaire à Gao.

C’est la première manifestation de colère de la population depuis que, le 31 mars, cette cité est tombée sous le contrôle de divers groupes armés, dont le Mouvement national de libération de l’Azawad (rébellion touareg), Ansar Dine (islamiste) et Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Selon plusieurs témoins, ce sont des hommes d’Ansar Dine et du MNLA qui tiraient en l’air. Une source hospitalière a affirmé avoir reçu cinq blessés, dont un par balle.

Lettre Ouverte à M. François Alfonsi, député Européen, initiateur de la conférence : « La situation des Touaregs du Mali : dialogue avec le MNLA »

C’est avec de sérieuses interrogations que le Collectif des Maliens de la Diaspora apprend que vous organisez au Parlement Européen, une conférence intitulée : « La situation des Touaregs du Mali : dialogue avec le MNLA » (Mouvement National de Libération de l’Azawad), le 22 mai 2012, de 10h à12h, au Parlement européen de Strasbourg.

En effet, le Collectif des Maliens de la Diaspora tient à informer votre auditoire, les honorables Eurodéputés, vous-même et tous les démocrates, que ceux qui se présentent sous l’appellation de “Mouvement National de Libération de l’Azawad” ne sont ni plus, ni moins qu’un groupuscule de bandits armés composé d’une minorité de touaregs, d’ex combattants libyens et terroristes du régime de Kadhafi. Le MNLA n’a pas hésité à s’allier avec les mouvements jihadistes Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), Ansar Dine (groupe salafiste), MUJAO (Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest), des narcotrafiquants et des criminels de nationalités diverses: Afghans, pakistanais, libyens, etc.
Nous vous donnons pour preuve de cette alliance l’attaque commune, le 24 janvier 2012, du camp d’Aguelhoc revendiquée par tous les alliés, les exécutions sommaires contre l’armée malienne et les atrocités contre les populations civiles provoquant le déplacement des centaines de milliers de nos compatriotes à l’intérieur du pays ou leur exil.

Le MNLA officiellement reçu aux trois parlements de Bruxelles : Parlement européen, fédéral Belge et Flamand.

Sur invitation de la député flamande Frieda Brepoels du parti NVA, une délégation du MNLA composée de son porte-parole et chargé de communication, Mossa Ag Attaher, Zakiyatou Walet Halatine (ex ministre Touareg au Mali et membre de la société civile de l’Azawad) et de Yasmina Oubouzar, porte-parole du MAK à l’étranger, ont été reçuau parlement européen. La délégation a été accueillie par Francois Alfonsi, député européen, Europe-Ecologie, grand ami des peuples sans Etat et fondateur du groupe d’amitié Euro-Amazigh.
La situation politique a été exposée par Mossa Ag Attaher. Il a procédé à une présentation historique de la marche du peuple de l’Azawad dans la quête de sa souveraineté et de son indépendance. Il dira entre autre: « La libération du territoire de l’Azawad ayant été finalisée par le MNLA, nous sommes venus solliciter un soutien dans le cadre de la reconnaissance internationale de notre nouvel Etat. Je suis là pour parer à la désinformation et au dénigrement médiatique orchestré par certains medias qui cherchent à discréditer la réalité politique sur le terrain se faisant ainsi le relai de la propagande malienne ». La situation des réfugiés et des populations de l’Azawad a été exposée par Zakiyatou Walet Halatine pour mettre en évidence le caractère urgent d’une aide internationale à l’ensemble de la population de l’Azawad à l’intérieur comme à l’extérieur de ses frontières. Elle dira :« Toute aide humanitaire en provenance de la communauté internationale ne doit absolument pas transiter par Bamako. Le risque étant que le Mali l’utilise pour continuer à exercer des pressions et profiter de la situation de détresse des populations pour faire ce qu’il sait le mieux faire: le détournement des aides au détriment des population de l’Azawad ».

Le CNRDRE propose une concertation pour choisir le président de la Transition

KATI (Mali) (AFP) – Le chef des auteurs du coup d’Etat du 22 mars au Mali, le capitaine Amadou Sanogo, a appelé lundi les autorités par intérim du pays à organiser une concertation nationale qui permettra de choisir le président de transition jusqu’à l’élection du prochain chef de l’Etat.

Le capitaine malien Amadou Sanogo, auteur du coup d’Etat du 22 mars, le 6 avril 2012 au camp militaire de Kati, près de Bamako © AFP

« Nous avons décidé de demander de manière désintéressée à M. le Premier ministre (Cheick Modibo Diarra) dès aujourd’hui d’organiser une convention avec toutes les forces vives de la Nation, sans exclusion aucune », a déclaré à la presse le capitaine Sanogo au camp militaire de Kati (près de Bamako), son quartier général.

« Cette convention sera placée sous la haute présidence » du chef de l’Etat par intérim Dioncounda Traoré, et aura pour principal objectif « le choix du président de la transition, c’est-à-dire l’homme ou la femme (…) qui sera, nous osons l’espérer, une solution » au blocage politique au Mali, a-t-il ajouté.

Le capitaine Sanogo a renversé le 22 mars le régime du président Amadou Toumani Touré (ATT), exilé au Sénégal, puis a officiellement remis le pouvoir aux civils aux termes d’un accord de retour à l’ordre constitutionnel signé le 6 avril avec la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

France-Afrique, le mensonge permanent (3)

Rumeurs, désinformation, fausses nouvelles, manipulations ne sont que des variantes de ce qu’il est convenu d’appeler mensonge.

La question de l’affrontement désigné par la presse comme affrontement Hamadoun Traoré/ Oumar Mariko n’y fait exception.

La vision transmise par cette presse est celle d’un affrontement entre deux personnalités. Si la polémique engagée n’avait conduit à la mort et à l’hospitalisation de de plusieurs personnes, on serait tenté de considérer que les propos rapportés ne dépassent guère le niveau d’un règlement de compte de cour d’école.

C’est une vison simpliste qui ne sert que la propagande de la contre-révolution malienne et des médias dont elle partage l’idéologie.

Il convient de poser la question en termes politiques et non  en termes de rapports personnels, même si cette dimension peut exister, au moins pour ce qui concerne Hamadoun Traoré, cela ne concerne en rien le peuple malien.

S’il existe un conflit, c’est celui qui découle de la défense de deux intérêts inconciliables. La direction actuelle de l’AEEM s’est alignée sur les thèses de la bourgeoisie affairiste chassée du pouvoir par les militaires le 22 mars dernier.

Situation sociopolitique du Mali : La tenue d’une conférence nationale s’impose !!!

Il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va’’ nous enseignait le philosophe Sénèque. ‘’Le chemin le plus court pour atteindre l’avenir est celui qui passe par l’approvisionnement du passé et la prise en compte du présent’’, disait toujours un ami de faculté ou encore cette pensée africaine selon laquelle ‘’le linge sale se lave en famille’’. S’il est établit que la véracité de ces trois pensées ne souffre d’aucune contestation, l’on peut en déduire d’emblée que la résolution de la crise que vit notre pays passe par un vrai débat national à la fois patriotique et sans tabous. En d’autre terme la tenue d’une conférence nationale, plus que jamais, s’impose.

Le Mali traverse l’une des périodes les plus difficiles de son histoire. Conséquence logique de 20 années de gestion clanique du pays, désaveu de toute la classe politique, faillite nationale dans laquelle tous les maliens sont comptables et l’aspiration d’une grande majorité de la population au changement, la crise sociopolitique que connait notre pays nous interpelle tous et doit marquer un nouveau départ, rouvrir une nouvelle page de l’histoire de notre nation et jeter les bases d’un Mali nouveau fondé sur la justice, l’égalité et le patriotisme. Les évènements que nous vivons actuellement doivent nous servir de véritables repères pour déceler nos forces et faiblesses afin bien entendu de corriger les erreurs du passé, consolider les acquis et entrevoir l’avenir avec plus d’optimisme. Proposée par la junte dès les premières heures du coup d’Etat et balayée d’un revers de la main pour son inopportunité, la tenue de cette conférence nationale s’impose aujourd’hui. Criée sur tous les toits par le parti SADI et ses alliés du MP22, cette conférence nationale peut apporter des réponses concrètes [...]

Ce que l’Etat malien a fait pour les combattants touaregs du pacte national à l’accord d’Alger –de 1992 à nos jours–

Dans un document officiel non encore rendu public, l’Etat malien fait une évaluation de la mise en œuvre des différents accords du pacte national à l’Accord d’Alger. Une exclusivité ! Nous vous livrons la première partie du document. Sans commentaires !

PROJETS ET PROGRAMME DE DÉVELOPPEMENT

ÉVALUATION DE LA MISE EN ŒUVRE DES ACTIONS DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET SOCIAL QUE LE GOUVERNEMENT DU MALI A INITIÉES DANS LE CADRE DE SES ENGAGEMENTS PRIS DANS LE PACTE NATIONAL ET L’ACCORD D’ALGER

Comment reconquérir le Nord Mali?

Tous les regards sont actuellement tournés vers l’éventuelle force de la CEDEAO pour reconquérir l’intégrité territoriale perdue et restaurer ainsi notre dignité afin de mériter de nos ancêtres qui ont pu jouer sans faiblesse leur partition dans l’avènement d’un Mali indépendant et souverain. Malheureusement qu’il n’est un secret pour personne que la CEDEAO à l’image des autres regroupements régionaux est un objet de trahison, une communauté sans solidarité. Aussi, l’histoire ne nous enseigne t- elle pas de compter sur nous –mêmes d’abord avant de compter sur les autres ?

 En stratégie et tactiques surtout militaires, à l’exclusion du piètre tacticien, l’on doit toujours disposer d’un plan B comme alternative au plan A, celui d’une intervention de la CEDEAO dans le cas d’espèce. Ce propos est de servir de base de réflexion pour un plan B au cas où le dialogue pacifique avec les groupes d’égarés échouait et que la CEDEAO se contentait de mieux connaître nos besoins et de rester inactive face au péril malien. Pourtant un tel scénario est tellement plausible que c’est la volonté politique qui manque le plus au sein de la CEDEAO formée d’États complices actifs ou passifs dans cette scission programmée de notre chère patrie. Ce manque de volonté ajouté à l’état de déliquescence de la plupart des États de la CEDEAO et de leurs armées n’augurent rien dans la perspective d’une action militaire conjointe au Mali . En ne prenant que quelques exemples, il est fort à parier que la CEDEAO ne mobilisera aucun soldat ni armement pour venir à notre secours. La Côte d’Ivoire assurant la présidence actuelle de l’organisation sous- régionale ne dispose pas d’une armée digne de ce nom aujourd’hui si elle en a jamais eue. Cette armée en formation avec l’appui de [...]

Relations France-Afrique : L’élection de Hollande va-t-il changer la donne ?

Qu’est-ce qui va changer dans les relations entre l’Afrique, le Mali et la France avec l’arrivée de la gauche au pouvoir ? Pour certains, « gauche ou droite, c’est la même chose », disait Tiken Jah Fakoly. Si d’autres n’y prévoient pas un grand bouleversement dans la politique africaine de la France, ils espèrent en revanche que le nouveau président donnera un visage humain à la lutte contre l’immigration.  Débats.   

 La présence du chef de l’Etat ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, en France le jour de l’élection présidentielle, le 6 mai dernier, pour une visite d’Etat et celle du candidat socialiste sénégalais au siège du Parti Socialiste le soir de la victoire de François Hollande, témoignent de la nature des rapports entre la France et les pays africains, notamment ses ex-colonies. Battu ce soir du 6 mai, le président sortant Nicolas Sarkozy était le candidat quasi mal-aimé des Africains. Cependant, faudrait-il se réjouir de ce retour de la gauche au pouvoir 17 ans après ?

Aucun changement fondamental !

Pour Dr Etienne Oumar Sissoko, la réponse c’est oui, si on est homme de gauche.  Pour ce professeur d’économie à l’Université internationale « Sup-Management » de Bamako, la nouvelle fait plaisir, car il consacre « la fin d’une politique catastrophique qui a régné pendant cinq ans ». Cependant, prévient l’universitaire, il ne faut pas céder à l’euphorie. Car, dit-il,  pour l’Afrique, un Français en vaut un autre, et sera préoccupé par la sauvegarde des intérêts français en Afrique. « Que les Africains ne se fasse pas d’illusions, cette victoire de la gauche française ne changera absolument rien aux politiques françaises en Afrique et ne contribuera nullement à améliorer les conditions de vie des Africains, ni même amorcer un processus de développement », nous déclare le professeur d’économie.


 
 
 


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  • Déclaration de la CEDEAO sur la situation au Mali – 14 mai 2012: La Commission de la CEDEAO a observé avec une p... http://t.co/O48fArW0 - posted on 15/05/2012 19:04:54
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