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Après son investiture par le Parti Sadi : Oumar Mariko dévoile son « engagement pour le Mali »

Investi à l’unanimité par les délégués de la 2e session ordinaire du Comité central, le candidat du parti Sadi ambitionne de  « bâtir un Etat démocratique fort, respectueux des valeurs républicaines, et de la répartition équitables des ressources du pays ». Dans un document de 15 pages, le député Oumar Mariko articule son programme autour de quatre axes majeurs.

Pour la 3e fois consécutive le parti Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance (Sadi), se jette dans la course pour la magistrature suprême. Son candidat a été officiellement investi ce dimanche à l’issue des travaux de la 2e session ordinaire de son Comité central.  Réunis ce week-end au CRESS de Badalabougou les délégués des structures de l’intérieur et de l’extérieur ont, à l’unanimité, porté leur choix sur le député Oumar Mariko pour défendre les couleurs du parti dans la bataille pour la succession du président ATT.

Selon le rapporteur de la Commission d’investiture, Dr. Allaye Bocoum, ce choix n’est pas fortuit. Il se justifie, dit-il, par « le parcours politique du candidat ». Ancien secrétaire général de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) il aura été, selon lui, de tous les combats du mouvement démocratique dans notre pays. Membre du Cnid association, Oumar Mariko a marqué, selon Dr. Bocoum, les luttes sociales au Mali, notamment auprès des paysans de l’Office du Niger, les travailleurs de l’Huicoma, les partants volontaires à la retraite. Les actions humanitaires, ajoute le rapporteur, en faveur des couches déshéritées, la participation aux luttes des forces progressistes de gauche, sont, dira-t-il, autant d’aouts pour le député lui permettant de « représenter valablement les idéaux du parti à la course pour la magistrature suprême ». La tâche s’annonce dure pour le porte-étendard du parti qui mesure l’enjeu du défi qui l’attend.

Nationaliser les entreprise et sociétés d’Etat
Dans un document de 15 pages, le candidat du parti a dévoilé son « engagement pour le Mali ». Il s’appuie sur « une société démocratique, solidaire, durable, émancipatrice, planétaire et qui se développe ». La profession de foi du candidat Oumar Mariko s’articule autour de quatre axes prioritaires comme l’affirmation de la souveraineté du pays. Au cœur de ce programme, le candidat envisage la lutte contre les privatisations à travers la nationalisation des entreprises comme la Régie des chemins de fer, l’Huicoma, la Comatex, la Betram, la Sotelma, la CMDT, etc. Le développement du monde rural (agriculture, pêche, élevage, artisanat, etc.), la révision des contrats miniers (qui ne profitent pas au peuple malien selon lui), l’environnement, la culture, etc. sont aussi des axes forts dudit programme.

Le deuxième chapitre du programme d’Oumar Mariko a trait à la fondation d’un Etat « qui se réconcilie avec son peuple et ses travailleurs ». Il passe, selon lui, par le respect de la liberté d’expression, des droits de l’homme, la lutte contre l’émigration en créant des richesses pour les jeunes, et l’accès au logement.

Un Etat au service du peuple


Bâtir un Etat au service du peuple passe, selon Oumar Mariko, par l’accès gratuit à l’éducation et à la santé, au renforcement de la sécurité et de l’armée. Pour le candidat Mariko, « il faut un Etat soucieux de ses finances » qui œuvre pour l’assainissement de l’économie et de ses finances. Ce chantier, dira-t-il, implique un contenu à la lutte contre la corruption et la délinquance financière. « La lutte contre ce fléau à été diluée, rendue insipide à cause, essentiellement du manque de volonté politique » remarque le candidat. Qui explique que « la lutte pour la récupération des biens détournés doit permettre au citoyen malien, fonctionnaire ou privé, de comprendre que la chose publique est sacrée ». « La démocratie, pour nous, obéit à des règles qui doivent avoir une éthique et de la morale. Pas une morale ou éthique des riches ou des possédants » assène-t-il dans sa profession de foi. Avant d’ajouter que « le rêve d’un grand Mali doit nos habiter et nous mobiliser ». Ce rêve nous impose, ajoute-t-il, dans le contexte de la mondialisation et du néolibéralisme de redéfinir le sens et l’orientation de l’Etat. Il s’agit de restaurer l’Etat dans une orientation d’Etat national démocratique et populaire ».

Issa Fakaba Sissoko

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