Crise politique et institutionnelle au Mali : Des jeunes molestent le président intérimaire dans son palais à Koulouba
Lundi matin, des dizaines de milliers de jeunes manifestants ont investi le palais présidentiel de Koulouba pour tenter d’obtenir le départ de Dioncounda Traoré le Président par intérim au terme des 40 jours prévus par la Constitution.
Devant le palais, les manifestants ont demandé à voir le Président pour lui exprimer leur colère et obtenir son engagement ferme de rendre sa démission. C’est ainsi qu’il recevra le Porte-parole de l’association « yèrè-wolo Ton » dans ses bureau. A leur sortie d’audience, ces derniers ont donné des assurances à la foule qu’ils ont par ailleurs invité à garder le calme et à rentrer à la maison et attendre l’engagement ferme du Président intérimaire pour un dénouement rapide de la crise.
C’est lorsque ces derniers ont tourné le talon que tout s’est détérioré. Les versions les plus folles et les rumeurs les plus contradictoires courent sur les circonstances réelles de l’agression physique du Président intérimaire.
Aussitôt informés de la nouvelles alors qu’ils se trouvaient en conclave au centre International de Conférence de Bamako où se déroulaient les travaux de la Convention Nationale, les dirigeants de la COPAM ont vivement réagi en « condamnant fermement cet acte injustifiable » qui a plongé les participants dans une profonde tristesse. Munis de leurs portables, les principaux dirigeants qui étaient au présidium n’ont pas arrêté de faire des va-et vient pour comprendre ce qui s’est réellement passé et s’enquérir de l’état de santé du Professeur Dioncounda Traoré.
Dans une déclaration rendue publique, le Parti SADI a condamné cette agression et a précisé que dans un Etat de droit, un tel acte n’est pas justifiable quels qu’en soient les raisons (voire la déclaration sur le site). La Convention à l’issue de ses travaux au Centre International de Conférences a aussi condamné l’agression.
Cependant, il faut souligner que cette réaction populaire, spontanée, aveugle et totalement incontrôlée a été directement engendrée par une série d’actes insupportables et inacceptables perpétrés par les Chefs d’Etat de la CEDEAO, la Commission de la CEDEAO, ses chefs militaires et les autorités maliennes elles-mêmes contre la dignité et la souveraineté des maliens. Au nombre de ces actes il faut relever l’ingérence flagrante et arrogante de cette organisation sous-régionale dans les domaines relevant de la souveraineté nationale du Mali, son reniement à tout bout de champ de ses propres engagements en foulant au pied les accords ( accord cadre du 6 avril 2012, les conclusions de la rencontre de Ouagadougou avec les forces vives du Mali, l’engagement solennel du 1er avril 2012 du Président du CNRDRE appelant à la tenue d’une Convention Nationale), sa volonté délibéré d’exclure les forces politiques, syndicales et de la société civile du processus de dialogue pour la résolution de la crise politique et institutionnelle qui sévit dans notre pays depuis le 22 mars 2012, son attitude hautaine, méprisante visant ostensiblement à humilier le Mali par des injonctions, du chantage, des menaces et de la provocation. En effet, que ce soit dans les réunions publiques ou dans les medias, les dirigeants de la CEDEAO font comprendre avec délectation que notre pays est devenu comme leur possession coloniale conquise par les armes et dont ils peuvent disposer selon leur bon vouloir et leur humeur du jour. Pour s’en convaincre, il suffit de se référer à la dernière réunion des Chefs d’Etat-major de la CEDEAO qui décidé d’interdire même la liberté d’expression et de manifestation des civils maliens (groupes et individus) qui n’adhèrent pas aux décisions et ses manœuvres dilatoires. Egalement, il faut situer cette initiative du Président du Faso Blaise Compaoré dans cette initiative de mise sous tutelle du Mali. En dehors de toute concertation avec le Gouvernement, il a pris langue avec les différentes factions armées pour dit-on les convaincre d’harmoniser leurs points de vue dans la perspective des futures négociations avec les autorités du Mali.
Quant aux autorités maliennes, elles ont brillé par leur silence et leur acceptation des décisions inadmissibles de la CEDEAO pour le Mali, prises en dehors de notre pays. C’est ainsi que toutes les démarches menées par les acteurs nationaux ont été rejeté par le Président intérimaire et le Premier Ministre qui ont préféré à grands renforts médiatique a ller prendre des instructions auprès de la CEDEAO.
Pour instaurer un climat apaisé et rechercher efficacement une solution de sortie de crise, il est nécessaire et impératif que la CEDEAO laisse le peuple malien décider souverainement de son destin par la concertation et le dialogue démocratique.
Si la CEDEAO veut sincèrement aider le peuple malien, elle doit seulement l’accompagner dans ses efforts pour résoudre ses problèmes et non se substituer à lui et lui imposer des conditions humiliantes et inacceptables.
Nouhoum Keita



honte à vous , vous les complices de cette agression vous voulez mettre le mali à genou pour votre interet égoiste et méchant honte à mariko qui est le principal auteur de cette destruction du mali pourtant avant j’avais vraiment confiance à mariko mais c’est fini j’ai plus confiance à lui c’est un opportuniste qui n’aime pas le mali
Il est dommage que après avoir fait confiance à Oumar Mariko, l’interlocuteur « Solaar » fasse aujourd’hui confiance à la propagande journalistique de la bourgeoisie malienne qui ne cesse d’en appeler à la CEDEAO pour reprendre le pouvoir. Il serait souhaitable qu’il s’interroge sur la continuité du pouvoir de cette bourgeoisie et la situation insupportable dans laquelle elle a mené le pays avant de s’enflammer à porter des accusations chargées d’émotion mais de peu de bon sens. malheureusement, il est certain qu’un certain nombre de maliens se laissent facilement séduire par les propos de cette bourgeoisie qui a su si bien tirer profit du pouvoir plutôt que par la voie difficile que proposent les forces progressistes maliennes et le Docteur Oumar Mariko. La question n’est pas de savoir ce que veux tel ou tel homme politique mais de savoir ce que veut le peuple. Les hommes politiques doivent être au service du peuple et non pas le peuple au service des hommes politiques. Il faut donc remettre les choses à l’endroit avant de porter un jugement.