Le collectif des maliens de Belgique : « Le gouvernement du Mali a la charge, au premier chef, de par sa fonction, de rétablir l’ordre et le retour de la paix ».
Le samedi 23 juin 2012, il était 13 heures, devant la Bourse de Bruxelles sous le beau temps que les maliens habillés venus de quatre coin de la Belgique se sont regroupés une fois de plus, dans le cadre de leur mouvement de lutte contre le MNLA, An-car dine et ses complices, de soutient à l’ égard des populations maliennes en générale et en particulier celles du Nord sous l’occupation.
Pour ouvrir, en Présence, de M. Thiorno Diallo conseillé à l’ambassade du Mali à Bruxelles, des communautés Nigérienne, Burkina B, Mauritanienne, Sénégalaise, Guinéenne et beaucoup d’autres invités venus notamment de l’Italie, d’Anvers et de Liège et une foule nombreuse, M. Mamadou Dakouo membre du Bureau du collectif des maliens de Belgique prend la parole : « notre manifestation d’aujourd’hui a pour but d’une part d’informer et de sensibiliser l’opinion nationale et internationale sur la crise au Nord du Mali et des violations de droits de l’homme par le MNLA, le An çar-dine et leurs complices AQMI, et d’autre part « toucher le cœur des uns des et des autres pour aider les Maliens ».
La parole passa tour à tour des invités. De sa part, le secrétaire général de la communauté Burkina invite à s’engager auprès du Mali pour bouter dehors « les bandits armés, qui ne méritent aucune reconnaissance de rébellion » a t-il ajouté. Quant au président des Mauritaniens, il affirme leur soutient au peuple du Mali, au Collectif des maliens de Belgique, « le problème au Mali est aussi mauritanien, nous partageons les mêmes histoires et la communauté mauritanienne en Belgique est toujours disponible à tout moment pour soutenir le Mali ». Les guinéens, les nigériens tous ont affirmé qu’aucun pays du monde n’est épargné de ce qui se passe aujourd’hui au Mali si jamais une solution n’est trouvée immédiatement et appellent au soutient des autorités du Mali.
Au nom de tous les maliens de Belgique le président du collectif des maliens de Belgique M. Drissa Kanabaye réaffirme ce qui n’était pas négociable: « l’unité nationale et l’intégrité du Pays . Dans son discours, il exige un certain nombre de principes aux autorités maliennes : « L’obligation pour persévérer durablement la paix, de ré approfondir le processus démocratique en mettant en œuvre une politique habile de décentralisation pour tout le pays et aussi d’intégration régionale. Jamais deux ou plusieurs armées sur le territoire national, mais une seule armée forte et unie. La nécessité du retour des populations déplacées ». Il met en garde « l’État malien potera cette grave responsabilité devant l’avenir si elle échouait aux portes de notre jeune démocratie ». Que veulent dire les Maliens de Belgique touchés au fonds de leur cœur, loin du Pays, entre l’angoisse , l’impasse, et l’incertitude ? :« Nous voulons vous dire, qu’il n’ y’ a pas alternative à la paix, hors la nation déchirée » pour nous, réaffirme M. Kanabaye : « le gouvernement du Mali a la charge, au premier chef, de par sa fonction, de rétablir l’ordre et le retour de la paix ».
Mme Assanatou Doucouré quant à elle présidente de l’association Muso Jiriwa-ton et membre du collectif, au nom des femmes, a t-elle précisé, avait condamné fermement l’installation de la charia au nord du Mali « Nous ne voulons pas de la Charia dans notre pays ».
La situation du Mali a dépassé la démagogie, l’heure n’est plus à ce que nous « devons faire » mais à ce que « nous sommes entrains de faire ». Cette crise est la conséquence directe d’une politique de mauvaise gestion que tout le peuple malien en a souffert. Le MNLA et ses complices poursuit un combat pour l’honneur et le développement en tuant les populations et en les divisant ce qui est absurde et inacceptable ».
Qu’ attend de nous le Mali aujourd’hui ? « De l’engagement et de la bonne foi ». Comment marquer cet engagement autrement qu’assurant de l’implication effective des structures de l’État dans la mise en œuvre d’une politique de changement ? « Nous avons installé un organe, le collectif des maliens de Belgique chargé de mobiliser de fonds, de solidarité pour l’acheminer vers nos frères et sœurs déplacés condamnés à la faim, à la soif sous une température souvent de plus de 40° C. Un compte bancaire est disponible pour cela. L’organe se réunit fréquemment, échange sur l’évolution de la situation, des voix et moyens pour atteindre son objectif ». Devant Dieu et les hommes, « un centime que vous laisseriez à notre disposition servira à aider les maliens du nord. Les t- shorts que vous portez, vous avez fait une contribution et lancé un message de la paix. l’argent perçu à l’occasion arrivera à sa destination ».
L’heure où nous sommes le collectif des maliens de Belgique reçoit des aides financières, et matérielles pour les acheminer vers le Mali.
Ali SIDIBE.
Jeunesse SADI – Belgique



j’aime.
Je souhaiterais être en contact avec vous.
Merci