L’INSURRECTION EST UN DROIT FONDAMENTAL DU PEUPLE ! QUICONQUE MENACE DE LA REPRIMER EST UN DICTATEUR.

Boni YAYI s’est livré le 1er août 2012 à l’occasion de la commémoration du 52èmeanniversaire de notre indépendance, à une « interview » de près de trois heures d’horloge. Pour ceux qui pouvaient encore douter du caractère dictatorial et tyrannique du pouvoir de Boni YAYI, l’occasion leur a été donnée de vivre le mépris et l’hystérie d’un Président pour son peuple, ses travailleurs, ses opérateurs économiques, sa jeunesse. On aura vu un président au bord de l’hystérie, irresponsable et dangereux.

1- Boni YAYI, un président irresponsable : Lui, il n’est jamais au courant de rien, sauf bien sûr des « insultes » contre lui dans les médias. Le chaos économique et politique, tout cela serait dû, selon les propos de l’homme qu’on nous disait connaître la « maison » uniquement à ses prédécesseurs et aux opérateurs économiques « mafieux ». Mais alors pourquoi depuis plus de six ans n’a-t-il pas avec son « Changement » mis fin à la mafia ? Pourquoi s’est-il donné tant d’efforts pour frauder à l’aide d’une LEPI truquée et s’octroyer un second mandat ? La réponse est claire : Boni YAYI est au pouvoir pour des intérêts autres que ceux des travailleurs et du peuple. Il est au pouvoir pour piller.

2- Boni YAYI, un président dictateur et tyran. « C’est Dieu qui m’a mis là » a-t-il encore répété. Après Dieu, c’est donc lui qui règne sur tout ce qui existe sous les cieux au Bénin. Il n’y a point d’autre loi que sa volonté. Aucune contestation n’est autorisée. Il faut faire la volonté de Boni YAYI, exécuter ce qu’il demande ; sinon vous subissez les représailles, des redressements fiscaux, des ruptures de contrats, des défalcations pour exercice du droit de grève, la répression de la police.

3- Boni YAYI, un instigateur de crime de masse : Obligé de reconnaître la faillite de son pouvoir de « Changement » puis de la « Refondation », Boni YAYI fait l’aveu « de la mal gouvernance à tous les niveaux ». Si après un tel aveu, il lui restait encore un brin de dignité, un reste d’amour pour son pays et son peuple, il devrait accéder aux cris de démission qui fusent de toutes les couches de la population et annoncer son départ immédiat, laissant la place à un Gouvernement de Transition formé des représentants des travailleurs et des patriotes. Mais, il cherche à intimider le peuple et la jeunesse. Il menace d’appeler à l’affrontement contre une « insurrection civile ». Mais, là il se trompe.

Boni YAYI se trompe lourdement : Boni YAYI oublie qu’il a payé depuis six ans des marcheurs ; il oublie qu’il avait payé des journalistes et des medias contre les révolutionnaires, les grévistes et pour la publicité à sa propre personne. Il oublie qu’il avait fait interdire d’antenne le PCB. Il oublie ou plutôt, il ne sait pas qu’une insurrection ne se commandite pas. C’est la faim, le chômage, l’oppression, l’exploitation, le harcèlement et la répression au quotidien du peuple, pendant qu’une minorité se gave arrogamment au sommet de l’Etat, qui poussent les travailleurs et le peuple à l’insurrection. Il ne sait pas que c’est lorsque même la justice n’est plus un recours pour la veuve et l’orphelin que la rue s’impose et triomphe nécessairement.

Il dit qu’il n’y aura pas de Madagascar au Bénin. Il se trompe. L’expérience d’autres peuples sert toujours à d’autres. La France de 1789, la Russie de 1917, la Chine de 1949 ont permis à ces pays d’opérer des ruptures avec les systèmes oppresseurs, monarchistes ou coloniaux, et de décoller économiquement. Plus près dans le temps, il y a les expériences de la Tunisie et de l’Egypte.

Et notre peuple a ses propres expériences. Il y a eu octobre 1963. Il y a eu le 11 décembre 1989. A ce propos, il y a eu dans ce pays Kérékou, le mentor actuel de Boni YAYI, qui avait aussi dit qu’il marchera sur des cadavres (et l’a fait), qu’il faut lui ramener morts ou vivants les opposants condamnés à mort, qu’il faut tirer à vue sur tout manifestant, qui a rempli les prisons, les commissariats et camps militaires de détenus ; mais dans un soulèvement général, le peuple a eu raison de sa dictature le 11 décembre 1989. Fort de ces expériences, notre peuple fera encore et mieux que 1963, encore et mieux que 1989 !

Par conséquent, le PCB condamne les propos irresponsables, dictatoriaux et instigateurs de crimes de masse de Boni YAYI contre les travailleurs, les magistrats, les opérateurs économiques, les partis politiques et le peuple. Il rappelle à tout le peuple que, selon la déclaration universelle des droits de l’homme, l’insurrection est un droit du citoyen. Quiconque s’y oppose et menace de la réprimer est un dictateur.

A BAS LE DICTATEUR BONI YAYI ! VIVE LE POUVOIR POPULAIRE !

Cotonou, le 02 août 2012

Le Parti Communiste du Bénin

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