L’hommage de Cheick Oumar Sissoko, Président du Parti SADI au Professeur Dialla Konaté à l’ouverture des travaux du 4ème Comité Central.
Mes chers camarades du Parti SADI, du MP 22, de Yèrèwoloton,
Chers compatriotes,
Un combattant pour la liberté, la souveraineté du Mali, Dialla Konaté nous a quittés jeudi 13 septembre 2012.
J’ai connu Dialla il y’a 40 ans. Il n’a jamais cessé depuis de s’interroger sur le sort du Mali. Il n’a jamais cessé de se battre pour son pays, son peuple et les autres peuples afin que se brise la chappe de plomb dominatrice qui les écrase, les étouffe.
Brillant mathématicien qui a exercé dans les grandes universités africaine, européenne et américaine, Dialla s’est orienté vers l’économie dont la maitrise lui avait paru indispensable pour mesurer les ressorts de l’exploitation des grandes puissances, des multinationales, des grosses finances sur le monde.
Sa capacité de travail et son intelligence lui ont imposé un rythme de travail quotidien, partagé entre les rencontres, les conférences, les discussions contradictoires précédées et suivies régulièrement par une production de réflexions lumineuses, claires, concises qu’il s’attachait à faire parvenir à tout un chacun.
Un autre aspect de sa force était le besoin constant qu’il avait de parler à l’autre, dans le respect de sa différence, mais avec le souci d’avoir un point d’accord sur l’essentiel qui peut avoir un déterminant positif sur la vie d’une nation, d’un peuple. Il n’avait pas d’autre préoccupation sur le Mali.
C’est pourquoi il venait périodiquement au Mali malgré ses nombreuses occupations, sollicité qu’il était par ses qualités exceptionnelles d’enseignant, de chercheur, de consultant. C’est pourquoi il a choisi de ne plus quitter son cher Mali martyrisé, violé, divisé. Il a choisi le difficile chemin de la lutte pour le changement, pour la rupture avec l’ordre ancien.
Avec son mouvement la CPM, il a été un des plus grands animateurs du MP 22.Brillant orateur, fin analyste, il nous a éclairé plus d’une fois sur les écueils à éviter. Dialla pouvait indisposer, mais on ne pouvait pas ne pas le respecter tellement il était sincère, tolérant. Cet homme s’est sacrifié pour son pays. Et c’est à la tâche qu’il est mort.
Il est mort pour la patrie, cette patrie qu’il n’a pas voulu quitter un seul instant, en ces moments qu’il considère comme cruciaux pour notre avenir.
Je lui ai personnellement demandé d’aller se faire soigner aux USA où tous les moyens étaient à sa portée. L’idée de laisser son pays dans cet état lui était insupportable.
Ce patriote est parti. Il a laissé beaucoup d’enseignements à la postérité.
Dors en paix Professeur. Nous ne t’oublierons jamais !


