Motion spéciale de soutien du comité central SADI aux luttes sociales :
Le changement ne viendra que des luttes des citoyennes et des citoyens engagés pour un Mali au service des peuples.
Le monde de 2012 n’est que le prolongement de celui des années 1970, celui du Consensus de Washington: le bafouement des droits humains à travers la croissance de la marchandisation de la vie et des biens communs, l’attaque contre l’Etat social, contre le salaire, contre le droit des paysans, des travailleurs, des operateurs économiques,
Les manifestations récentes des indignés à travers le monde, les émeutes de la faim de 2007-2008, marche et revendications des partants volontaires, du COCIDERAIL ; la grève des ouvriers de la mine d or de MORILA en 2005, la grève de la faim des travailleurs de Huicoma 2009 -2010, la marche des victimes du foncier rural et urbain rassemblées dans l UAC DDDD mars 2012, la marche de la BETRAM, la marche des forces paysannes organisées en SYPAM.TTD a Niono, le forum des peuples a Niono 2011, la conférence internationale sur l’Uranium et la santé sous l’égide de l’association des ressortissants et amis de la commune de Falea (ARCF) en mars 2012, la marche des femmes de Kati en janvier 2012 et les impasses de la dette aux USA, en zones euros sont les évidences que le capitalisme mondial de marché de croissance prend de « l’eau » de tous les cotés. Le système a prouvé son incapacité de promouvoir le village planétaire et d’assurer la régulation des relations entre les peuples, les sociétés, les Etats dans l’intérêt général. Il a aussi démontré sa capacité de faire la guerre (culturelle, économique et militaire), un état permanent du système, et d’avoir tout rendu marchand, y compris la connaissance et la vie.
Le parti SADI analysant la situation d’extrême précarité des couches paysannes notamment les petits paysans, vivant d’une agriculture de subsistance sur des petits lopins de terre – non prise en compte dans les politiques agricoles et la difficultés d’accès à l’information sur les politiques du gouvernement en matière de cessions massives ( location ou vente) aux investisseurs privés (étrangers et nationaux).
Estimant que les accaparements massifs des terres au profit d’intérêts privés ou d’Etats tiers ciblant des dizaines de millions d’hectares – que ce soit pour des raisons alimentaires, énergétiques, minières, environnementales, touristiques, spéculatives, géopolitiques – portent atteinte aux droits humains et nationaux en privant les communautés locales, paysannes, pastorales , de pêcheries, artisanales de moyens de production et de revenus.
Il restreint leur accès aux ressources naturelles ou les privant de la liberté de produire pour assurer leurs responsabilités de nourrir le peuple du Mali. Ces accaparements de terres agricoles aggravent également les inégalités d’accès et de contrôle foncier au détriment des pauvres et singulièrement des femmes et des jeunes.
Déclare illégal le phénomène de la pauvreté structurelle stratégiquement crée par la minorité dominante et alliés affairistes ;
Déclare inacceptable l’accroissement des inégalités sociales, du chômage des jeunes, de la féminisation de la pauvreté…….
S’inscrivant dans la ligne et dans la continuité des actions de résistances citoyennes et populaires contre les injustes et la misère, le parti SADI réaffirme son engagement en faveur des Droits pour tous à l’Education, la Sante, l’eau potable, l’Eau d’irrigation, à l’Alimentation, au Logement, au Travail décent,
Rappelle au Gouvernement que :
- chaque malienne et chaque malien a droit à la propriété foncière conformément à la déclaration des Droits de l’Homme, à la Charte Africaine des Droits Sociaux, Économiques et Culturels, et que le Mali doit respecter ces droits ;
- de nos traditions et cultures ancestrales, les terres ne sont pas à vendre ni à louer ;
- la terre, l’eau, les forêts et toutes ressources d’Afrique font partir du patrimoine national et / ou continental et sont inaliénables ; et doivent permettre à nos populations de promouvoir le métier de paysans et le vivre ensemble.
- Les ressources naturelles (terre, mines, foret, eau….) doivent rester sous le contrôle des citoyens
- L Etat de droits reste la responsabilité supérieure des pouvoirs publics
Le parti SADI recommande des mesures alternatives ci-dessous
- la cessation immédiate des expropriations et des spoliations sur les terres appartenant à la population en général dans nos offices Agricoles, en milieu rural et dans les centres péri urbains et urbains ;
- la libération de tous les détenus du foncier et leur remise dans leurs droits ;
- Soutenons les résistances pour une réappropriation des terres, de l‘eau, des forêts et des agricultures paysannes ;
- Cessation immédiate des violations des droits de l Homme, notamment en milieu rural
- la construction des convergences des luttes populaires par les forces du changement a travers de nouvelle architecture politique pour un Mali nouveau : porte par des paysans, des ouvriers, des intellectuels, des operateurs économiques, des femmes, des jeunes, des sages engages pour le droit a la vie, du vivre ensemble et pour de nouvelles règles économique et environnementales soucieuse de l avenir de la planète.
16 septembre 2012
Le Comité central du parti


