Communiqué de presse du Parti SADI

Une délégation du Parti SADI (Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance) conduite par le Dr Oumar Mariko, est en route pour Abuja au Nigéria où  la Cour de justice de la CEDEAO se prononcera le 25 octobre 2012, sur la requête que le Parti SADI lui a adressée, aux fins d’appréciation de la légalité des décisions de la conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernements de la CEDEAO du 26 avril 2012,  instituant et organisant une période de transition politique en République du Mali.

La délégation du Parti SADI, en plus du Docteur Oumar Mariko, est constituée de trois Conseils : Maître Mariam Diawara, Maître Mamadou Gakou tous deux du Bareau du Mali, Maitre Philipe Zadi du Bureau de la Côte-D’ivoire et d’Afrique du Sud et d’un journaliste du Réseau de Communication Kayira, Kassim Diarra.

La saisine de la Cour de justice de la CEDEAO par le Parti SADI, à travers son candidat à l’élection présidentielle manquée du 29 avril 2012, est le résultat de la jonction de la lutte politique avec la bataille judiciaire qui vise entre autres à démontrer le caractère illégal des actes perpétrés à répétition par les Chefs d’Etat de la CEDEAO contre la souveraineté et la dignité des maliens et à les déclarer nuls et de nul effet au regard des textes qui régissent la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest et de la Constitution du Mali. Au nombre de ces actes, on peut citer entre autres :

-          Leur ingérence flagrante et arrogante dans les domaines relevant de la souveraineté du Mali, en violation de sa Constitution et les textes de la CEDEAO ;

-          Leur reniement à tout bout de champ de leurs propres engagements en foulant au pied les accords auxquels ils ont pourtant souscrits notamment l’engagement solennel du 1er avril 2012 du Président du CNDRE, l’accord cadre du 6 avril 2012, les conclusions de la rencontre des Forces vives du Mali, les 14 et 15 avril 2012 à Ouagadougou ;

-          leur volonté délibérée d’exclure les forces politiques, syndicales et de la société civile du processus de dialogue pour la résolution de la crise politique et institutionnelle qui sévit dans notre pays depuis le 22 mars 2012 ;

-           leur agenda du 26 avril 2012 d’Abidjan, avec des diktats qui occulte la question prioritaire de la libération des territoires occupés ne formulant que trois objectifs : un président de Transition, un chronogramme de transition et l’organisation des élections ;

-           leur attitude hautaine, méprisante visant  à humilier le Mali par des injonctions, du chantage (à travers l’embargo commercial et financier) des menaces et de la provocation relayées par certains médias nationaux et internationaux qui organisent intentionnellement la désinformation.

Le Parti SADI réaffirme sa détermination à lutter jusqu’au bout avec l’ensemble des forces politiques et sociales saines de notre pays contre les ingérences étrangères et pour l’instauration des bases concrètes d’un dialogue national inclusif et constructif, à travers l’organisation d’une conférence nationale souveraine, seule cadre légitime permettant aux maliens de résoudre la crise et de construire ensemble un nouvel avenir démocratique pour le pays.

                                                                               Bamako, le 22 octobre 2012

                                                                                     Le Bureau Politique

                                                                                P/O le Secrétaire Administratif

                                                                                           Nouhoum Keita

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