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Une situation politique incertaine dans un contexte geostrategique marque par les convoitises des grandes puissances (Partie VII)

  1.    Risques d’occupation et de contrôle total du Mali par la France et les autres puissances occidentales qui convoitent ses richesses.

Que deviendra notre pays après cette guerre dans les années à venir ? Qui va payer les factures de cette opération « Serval » quand on sait aujourd’hui qu’en deux mois de guerre, la France a déboursé 200millions d’€uros, uniquement liés à la première phase de déploiement de l’opération ! Elle débourse un montant de 2,6 millions d’€uros en moyenne par jour, selon les chiffres donnés par le Ministère français de la défense, soit environ le double comparé à celui de l’intervention en Libye qui était de 1.246.OOO€uros.

La France va –t-elle supporter toutes ces dépenses colossales sans rien n’exiger en contrepartie ? Comment les Nations-Unies qui vont prendre le relais de la France vont-elle vont-t-elles financer la poursuite de la mission au Mali ? Quels seront les mécanismes de financement qui sont mis au point ? Quelle sera la contrepartie du Mali dans cet effort financier ?

A terme, la solution politique qui s’impose à notre pays pour la résolution de la crise qu’il traverse peut se résumer en cinq propositions concrètes :

1. Le Mali doit souverainement engager une double action diplomatique et politique, dès maintenant, pour éviter une occupation prolongée de notre pays et sa mise sous tutelle des Nations Unies et de certaines  puissances  coloniales. A  cet  effet,  il  nous  faut  sceller  une  alliance  stratégique  avec l’Algérie qui risque aussi d’être la prochaine cible des puissances coloniales. Malheureusement, les campagnes de presse actuelles au Mali mettent en accusation le Gouvernement algérien14.

L’on sait que par le passé, l’Algérie manifestait une froide méfiance à l’égard du régime d’Amadou Toumani Touré qu’elle accuse d’avoir donné les moyens politiques et financiers à AQMI et qui a aussi se laisser développer un système de corruption qui bénéficia largement aux différents groupes terroristes qui se trouvaient  dans le Nord-Mali.

Pourquoi le Mali doit-il sceller cette alliance avec l’Algérie ? Parce que ce pays est une puissance régionale à la fois politique, militaire et diplomatique et elle apparaît comme un élément clé de stabilité de la région Saharienne.

Avec 8,6 milliards de dollars US en 2011 (soit plus de 4000 milliards de FCFA), l’Algérie possède le budget de défense le plus élevé d’Afrique, plus que ceux du Maroc et de l’Egypte pris ensemble (soit respectivement 3,34 et 4,2 milliards de dollars Us) sur la même période. Les forces armées algériennes disposent d’une remarquable capacité de projection et de combat. Elles disposent :

-d’une division d’infanterie rapide composée de 4 régiments de parachutistes ;

-d’un régiment de forces spéciales ;

-de 125 avions et de 33 Hélicoptères de combat ;

-de plus d’un millier de chars de combats et d’un nombre similaire de véhicules de combats et d’infanterie.

Ensuite, l’armée algérienne possède une expérience et une expertise remarquables dans la lutte contre le terrorisme. Elle a payé un lourd tribut au cours de la longue guerre civile qui a ravagé le pays durant les années 1990 et qui a fait plus de 100.000 victimes.

L’efficacité de ses services de sécurité à travers le Département du Renseignement et de la sécurité (DRS) a été prouvée.

Au plan régional, l’Algérie exerce une très grande influence diplomatique et est au carrefour de toutes les médiations concernant les nombreuses crises identitaires qui ont secoué le Mali. Par ailleurs, le jeu des alliances régionales place l’Algérie au cœur de toutes les stratégies de lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière.

C’est sous son instigation qu’un Comité d’état-major opérationnel a été crée en avril 2010 et regroupe l’Algérie, le Mali, le Niger et la Mauritanie.

Pourquoi, l’Algérie pourrait-elle être la cible de puissances impérialistes ? la politique de renationalisation des hydrocarbures courageusement mise en œuvre en 2006 par ce pays, la restauration de la souveraineté de décision économique, l’injection d’importants investissements publics dans la relance économique, les augmentations de salaires et autres dépenses sociales malgré les pressions du FMI, de la BM, de l’UE et des gouvernements des grandes puissances, l’instauration de la règle de 51/49 dans les contrats de partenariat avec les étrangers, le droit de préemption au profit de l’Etat, la préférence nationale, l’obligation pour les entreprises étrangères d’investir  une  part  de  leurs  bénéfices en  Algérie,  sont  autant  de  raisons  qui expliquent  cette politique d’hostilité et de chantage permanent menée par certains pays occidentaux notamment la France et les Etats-Unis qui rêvent même de créer un nouveau CNT ( Conseil National de Transition en Algérie) en Algérie. Lors de la guerre de l’OTAN contre la Lybie, le Président Nicolas Sarkozy n’avait pas fait mystère de son intention d’en découdre avec l’Algérie. C’est la raison pour laquelle, il instrumentalisa  les rebelles libyens qui ont mené tambour battant une campagne médiatique effrénée contre le régime accusé d’avoir offert l’asile à la famille du Colonel Mouammar El Kadhafi et à certains de ses plus fidèles proches.

Il y’a aussi une autre raison : l’extrême convoitise des multinationales US et européennes du marché de la relance économique de ce pays qui s’élève à plus de 286 milliards de dollars et pour l’octroi duquel des pressions de toute sorte sont exercées sur l’Etat algérien afin qu’il leur offre le pactole sur un plateau d’argent. Une autre raison  de  cet  acharnement  contre  le  pays :  son  opposition  ferme  et  résolue  à  l’installation d’Africom sur son sol et dans l’ensemble de la région.

2. Le Mali  ne doit laisser aucune force étrangère occuper le terrain ;

3. Tout appui doit venir en appoint sans possibilité de s’installer pour introniser un groupe rebelle et piller les ressources de la région après la guerre ;

*Lire aussi l’intervention de Richard Labévière, ancien journaliste français ayant travaillé à RFI (Radio France Internationale) lors d’une conférence tenue le 03 juin 2012 à Alger. Selon lui, l’intervention militaire de l’OTAN en Libye a été opérée dans le c adre d’un plan mondial concocté par Wall Street dans le dessein de détruire les Etats nations qui s’opposent à la globalisation économique. Pour Richard Labévière la suite de l’épisode libyen se déroule au Nord du Mali. Ce sont des groupes d’intérêt israélo-américain qui vise à faire main basse sur les richesses de la région du Sahel. Voire son ouvrage « Les dollars de la terreur », dans lequel il démontre magistralement les liens entre la CIA, ALQAIDA, et les monarchies arabes.

4. La première aide sincère et honnête doit être de faire débloquer toutes nos armes retenues dans les  ports  des  pays voisins et en Europe et de rompre  avec les  politiques de  chantage qui  se poursuivent à un rythme effréné et qui n’ont d’autre but que discréditer notre armée et la réduire en une force auxiliaire. L’exemple emblématique de cette situation est illustré par les propos d’un officier supérieur des armées de l’Union Européenne venues former nos soldats. Ce dernier a déclaré publiquement que l’armée malienne n’a reçu aucun centime ! Alors que des promesses mirobolantes avaient été faites.

 

5. La seconde, tout aussi capitale, c’est de laisser les maliens décider souverainement du devenir de leur pays (en particulier la tenue de la concertation nationale) chose que la CEDEAO, l’Union Africaine, la France s’est employée à empêcher par tous les moyens depuis le 22 mars 2012.

*lire l’article du Professeur Issa N’Diaye, « Au nom de la Charia, des trafics de Drogue et d’Otages, du Pétrole, de l’Uranium et du Saint Profit, Ainsi Soient-ils ! La guerre des fous d’Allah et des fous du Capital contre les peuples du Mali, d’Afrique et du Monde. »

*Voire aussi l’article de Jean Pierre Bejot dans la Dépêche diplomatique du 7 septembre 2012, « Au Sahel, la France prépare le terrain à une intervention militaire. Sans que l’on sache laquelle ».

*Spencer Delane, article mis en ligne le 13 janvier 2013 sur le site de Mécanopolis, site aujourd’hui en voie de cession.

Toujours sur le même site  www.mecanopolis.org lire l’article de Frédéric Courvoisier, « Le butin de l’intervention française au Mali :

uranium, or, diamants et pétrole », mis en ligne le 16 janvier 2013.

*Lire également les extraits de l’importante conférence de presse prononcée par le Président Modibo KEITA, le 21 août 1964 à l’issue de sa visite officielle en République Algérienne Démocratique et Populaire. Il a analysé les causes de la première rébellion de

1963 et les modes de traitement préconisés. (Archives du Mali).

Une situation politique incertaine dans un contexte geostrategique marque par les convoitises des grandes puissances (Partie VI)

  1. Al-Qaïda, l’épouvantail qui sert les intérêts géostratégiques occidentaux

S’agissant de l’organisation terroriste Al-Qaïda, elle est l’enfant légitime des Etats-Unis qui l’ont créée pour contrer l’Union Soviétique aux lendemains de l’invasion de l’Afghanistan. Mme Hillary Clinton l’a explicitement reconnu en janvier dernier, lors de sa dernière audition au Congrès en tant que Secrétaire d’Etat  américain.  Accablée  de  critiques  sur  la  faillite  sécuritaire  qui  avait  provoqué  la  mort  de l’Ambassadeur des Etats-Unis à Benghazi, Mme Hillary Clinton s’est lâchée devant les congressistes en reconnaissant que « ceux contre lesquels les Etats-Unis se battent » ont été créés il y’a 20 ans par les Etats- Unis « pour faire face aux soviétiques qui avaient envahi l’Afghanistan de peur qu’ils ne dominent l’Asie centrale».

Et Mme Clinton de préciser avec sa froideur naturelle que le « Président Ronald Reagan, en accord avec le Congrès dominé par les démocrates, avait même ordonné qu’on importe des extrémistes d’Arabie saoudite et leur mouvement wahhabite » !

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Une situation politique incertaine dans un contexte geostrategique marque par les convoitises des grandes puissances (Partie IV)

  1.  Industrie du rapt, passe-droits et  corruption  sur fond de rivalité et de compétition féroce entre les multinationales occidentales et la Chine.

Un autre phénomène  a pris de l’ampleur au Mali à côté de ce trafic de drogue : Ce sont les prises d’otage. Le Mali est  un véritable sanctuaire pour les preneurs d’otage. Une industrie du rapt s’est développée. Le régime d’Amadou Toumani Touré en n’a largement profité. L’ancienne Ambassadrice des Etats-Unis au Mali, par ailleurs chargée des Affaires Africaines au Département d’Etat a levé un coin de voile sur cette industrie des enlèvements et les connections entre les preneurs d’otage et les dirigeants au sommet de l’Etat malien. Mme Vicki Huddleston a révélé sur I télé (une chaîne de télévision française), que la France a payé 17 millions de dollars Us en 2010 pour libérer des français pris en otage dans une mine d’uranium au Niger et qu’entre 2004 et 2011, plusieurs pays européens auraient versé 89 millions de dollars Us pour obtenir des libérations d’otage.

Concernant les prises d’otage, la presse française a révélé que des liasses de billet qui ont servi à payer les rançons aux ravisseurs qui détenaient des ressortissants occidentaux dans le Nord du Mali, avaient été retrouvées entre les mains de l’épouse9  de l’ancien Président du Mali venue faire du shoping à Paris ! Les services de renseignement français ont conclu à l’implication directe du régime d’Amadou Toumani Touré qui a largement bénéficié des dividendes de ces enlèvements.  Ils ont également indexé le leader d’Ansar- Eddine Iyad AG Aly qui aurait constitué un tandem avec l’ancien Président dans les transactions  avec les groupes terroristes notamment AQMI, à l’issue desquelles ils se seraient tapés de juteuses commissions.

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Editorial de Nouhoum Keita

Un milliard d’êtres humains ont faim dans le monde alors que la planète produit plus de nourriture qu’il en faut pour nourrir tous ses habitants. Toutes les six secondes, un (1) enfant meurt de faim dans le monde. En 2009, on compte 100 millions de personnes sous-alimentées de plus dans le monde, soit une hausse de 11%. Autrement dit, une personne sur 6, la quasi-totalité vivant dans les pays en développement !

Pour la FAO, il faut augmenter la production agricole de 70% d’ici 2050, afin de pouvoir nourrir 9 milliards d’habitants. Pour y arriver, il faut un investissement de 29,6 milliards d’euros par an contre seulement 5 milliards d’euros actuellement !

En plus de ces ressources extérieures, les pays en développement doivent engager des actions au plan interne à travers des investissements importants et ciblés vers les populations rurales démunies et des politiques de planification à long terme. Cela passe forcement par des politiques de souveraineté alimentaire et une reforme agraire radicale. Pour Via Campesina, une organisation internationale de défense des agriculteurs, la souveraineté alimentaire est :

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  • partisadiUne situation politique incertaine dans un contexte geostrategique marque par les convoitises des grandes puis... http://t.co/xkUNpAaFwE - posted on 24/05/2013 13:34:50
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