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La guerre des clans : monétaristes contres fiscalistes
Monétaristes contre fiscalistes
Moult aristocrates ouvriers, quelques bureaucrates syndicaux, et plusieurs «bobos» ayant thésaurisé tout l’été demandent aujourd’hui à être conseillés afin de planquer leurs deniers durement gagnés en ces temps d’austérité économique aggravée.
J’ai donc visité Internet à la recherche d’économistes avisés. Je suis tombé sur une vidéo très instructive où un gang de spécialistes pédants, probablement des Républicains américains, se pourfend et s’épand en conjectures contradictoires (1). J’ai pensé utile de traduire, pour la compréhension d’un béotien, leur bavardage discordant. Je cite au hasard trois phrases remarquables prononcées par ces parangons du capital : « Nous sommes tous esclaves du gouvernement mondial dirigé par les banques centrales », et « Le marché libre (sic) finira par réagir et se mettre au diapason de la réalité économique », et enfin « Nous savons tous qu’il y aura un prochain QE3 » !?…
Dans le milieu de l’oligarchie financière mondiale, la bisbille fait rage au sein de la famille capitaliste monopoliste entre, d’une part, ceux que j’appellerai – faute de mieux – le clan des « monétaristes », et, d’autre part, le clan des « fiscalistes ». Les capitalistes monopolistes partagent actuellement le pouvoir politique avec les « monétaristes » en opposition aux « fiscalistes ». La vidéo précitée vous présente les récriminations des « fiscalistes ». Voilà pour le portrait de famille, analysons maintenant les propos de ces radicaux (!)
Rétrospective et Prospectives (2012)
Crise économique et résistance politique
L’année 2012 se termine comme elle avait commencé, sans perspective de reprise financière, avec son lot de guerres meurtrières, de crises boursières, de pauvreté et de misère, de chômage, de révolte, de manifestations et de dépression économique, du moins de ce côté-ci du Pacifique.
En Orient lointain le « développement » économique et industriel s’est poursuivi quoique de façon ralentie, moins exubérant que prédit. La léthargie des puissances occidentales en déclin se poursuit et s’est fait sentir sur les côtes des Mers de Chine et du Japon. Le dragon chinois s’essouffle et le Parti des mandarins a récemment procédé à un remplacement de la garde (bonnet rouge – rouge bonnet) sans évidemment les mascarades électorales qui accompagnent habituellement ces changements cosmétiques ici en Occident.
L’année 2012 aura vu s’approfondir les conditions de la crise économique générale du système impérialiste mondiale. La concentration de la richesse financière s’est poursuivie et aujourd’hui, à l’aube d’une nouvelle année, une poignée de ploutocrates, une fraction de 1% de la population mondiale, détient en propriété privée plus de 20 % des richesses – du capital – de l’humanité. Ce processus de concentration monopolistique s’accentuera encore cette année – repoussant davantage les fractions intermédiaires des capitalistes vers la périphérie du grand marché financier international et boutant les travailleurs vers les friperies et les soupes populaires.
Rapports sur la corruption : Diversion et fuite en avant de l’Etat malien

Au fur et à mesure que les rapports sur la gestion des finances publiques pleuvent au Mali, la corruption et la délinquance financière s’accroissent. Sur les milliards de F CFA volés à l’Etat, la justice a très peu sévi, et le taux de recouvrement reste à son niveau le plus décevant.
Hamadou Ousmane Touré, Verificateur general
Va-t-on vers des rapports de contrôle par simple formalité au Mali ? Pour l’écrasante majorité des Maliens, la réponse est « oui ». Au cours de ces quinze dernières années, une pile de rapports sur la gestion des ressources publiques ont été produits par les services spécialisés en matière de lutte contre la corruption et la délinquance financière.
Le dernier en date est celui remis vendredi dernier par le Vérificateur général, Amadou Ousmane Touré, au président de la République par intérim, Dioncounda Traoré. Sans surprise, il fait état de plus de plus 10,10 milliards de F CFA détournés à l’Etat.
Malgré la volonté affichée des différents gouvernements de l’ère démocratique, le peuple malien s’interroge encore sur l’efficacité des discours politiques à s’attaquer au phénomène de la corruption et de la délinquance financière. Ses conséquences, qui empêchent l’Etat d’investir dans la création d’emplois et de faire face aux besoins des citoyens, continuent d’appauvrir de plus en plus les populations et provoquent la déchéance de nombreux foyers.
Mali : Est-ce vraiment Blaise qui arme le Mujao ?
C’est dans le « Confidentiel » de Jeune Afrique que cette information a été donnée cette semaine. Le Mujao aurait été ravitaillé en arme via le Burkina. Officiellement le gouvernement burkinabè, n’a pas encore réagi. Une marche de protestation a été organisée à Paris, par les associations des ressortissants du Mali sur l’ambassade du Burkina. A la veille d’une visite à L’Elysée de Blaise Compaoré, c’est une information qui tombe mal.
Les concertations qu’il avait alors eut avec les autorités françaises n’ont pas été à la hauteur des attentes de Ouagadougou. Partisan d’un dialogue avec les islamistes qui occupent le Nord Mali, le Burkina qui est isolé sur la question au sein de la Cedeao avait souhaité s’adjoindre un protagoniste de poids, le Qatar qui est déjà un soutien des islamistes. Seulement à Paris ce souhait n’a pas été accueilli avec enthousiasme. Selon les confidences de Jeune Afrique « les français lui ont opposé un refus poli, arguant du nombre déjà très important d’interlocuteurs dans cette crise ».isite annoncée et à présent confirmée, Blaise Compaoré devrait-être reçu par le président français, Hollande, le 18 septembre prochain. Au mois d’août, peut-être dans les préparatifs de cette rencontre au sommet, le ministre Djibril Bassolet avait séjourné à Paris.
Blaise Compaoré qui vient à Paris n’aura sans doute pas autre choix, que de souscrire à l’option d’une intervention militaire au Nord Mali. Les derniers développements dans la crise malienne montrent bien, que les français ont décidé de forcer la main à tout le monde. A Dioncounda Traoré d’abord, qui a dû, en catimini, requérir les forces de la Cedeao, dans une lettre quelque peu dictée par le représentant spécial de la France au Sahel, Jean Felix Paganon. Actuellement la Mauritanie et le Tchad sont sous pression et ne pourront pas résister longtemps.
Il reste le Burkina. Blaise Compaoré arrive à Paris fragilisé par les récentes révélations des services français, selon lesquels « des armes auraient été récemment livrées, via le Burkina, au Mouvement pour l’unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) implanté dans la région de Tombouctou ». Cette révélation des renseignements français n’a pas officiellement donné lieu à un commentaire des officiels en France. Ils se seraient juste montré « perplexes » se demandant « comment des camions chargés d’armes pourraient-ils traverser le Burkina sans l’aval des autorités ? »
C’est sans doute une des discussions que Hollande et Compaoré pourraient avoir. Mais le COS (le Commandement des unités spéciales, une unité d’élite de la France) qui est bien implantée au Burkina ne devrait rien ignorer de tout cela en réalité. Hollande devrait poser des questions dont il connait à l’avance les réponses. Par contre dans la posture de Blaise Compaoré, dont la réputation en cette matière ne plaide pas pour lui, la situation devrait être plus gênante. La pression sur lui sera non pas de se plier à l’intervention, mais sans doute de se « démerder pour que rien de fâcheux n’arrive aux sept otages français détenus par AQMI, l’allié du Mujao ».


