Articles avec le tag ‘France’
L’étrange alliance de la France avec les Touaregs du MNLA
Depuis quelques jours, le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), qui a annoncé avoir coordonné son action avec celle de l’armée française, coopérerait avec elle dans la région de Kidal. « Nous avons eu des relations fonctionnelles avec le MNLA », reconnaissait Jean-Yves Le Drian sur BFMTV le 5 février. Le mouvement séparatiste touareg prétend maintenant intervenir dans la libération des otages détenus par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi)… Lire la suite de cette entrée »
F. Hollande et sa conception de la Françafrique :Oumar Mariko s’est vu refuser un visa pour les États-Unis
Dimanche dernier, 25 novembre 2012, Oumar Mariko, récemment encore député à l’Assemblée nationale malienne, secrétaire général du parti SADI (Solidarité Africaine pour la démocratie et l’Indépendance), s’est vu refuser un visa pour les États-Unis alors qu’il était en transit à Roissy en provenance de Bamako pour se rendre aux États-Unis, comme il l’avait fait de nombreuses fois au auparavant.
Il ressort des informations recueillies auprès du docteur Oumar Mariko que la France serait intervenue auprès de l’ambassadeur des États-Unis à Bamako pour que cette simple formalité lui soit refusée.
Bien peu de temps s’est écoulé depuis l’accession au pouvoir de François Hollande et bien peu de temps aura été nécessaire pour apprécier la valeur de ses déclarations à propos de la Françafrique. Dire qu’il ne s’agissait que d’effet d’annonce, lorsqu’il déclarait à l’instar de son prédécesseur que l’époque de la Françafrique était révolue, ne suffit déjà plus. Il convient de reconnaître que François Hollande a bel-et-bien endossé le costume de ses prédécesseurs.
Le 27 novembre, le ministre des affaires étrangères de son gouvernement, Laurent Fabius, recevait le Premier Ministre Malien par intérim, Cheick Modibo Diarra.
Jusqu’à présent, depuis l’arrivée au pouvoir de F. Hollande, il avait été reconnu lors de précédentes déclarations que les conditions de la tenue d’élections présidentielles n’étaient pas réunies et qu’elles ne pourraient pas avoir lieu tant que le Mali serait divisé et que le nord du pays serait sous le contrôle des milices intégristes.
Désaccord France USA
Quelques mois ont passé depuis l’élection de François Hollande à la tête de l’Etat français. Les quelques déclarations publiques qu’il a faites permettent un début de clarification sur la politique qu’il entend mener au cours de son quinquennat à l’égard de l’Afrique. En particulier, à l’égard du Mali et de l’intervention de la France dans la reconquête du nord du pays sous contrôle des groupes intégristes armés.
L’état-major militaire français et le Président Sarkozy avaient misé sur le MNLA, les conseillers militaires français semblent avoir abandonné aujourd’hui cette hypothèse pour retenir celle de l’intervention de la CEDEAO.
Une question sans réponse demeure : celle des tractations entre les agents français porte-parole de Sarkozy et les troupes touaregs intégrées à l’armée libyenne. Malgré toutes les déclarations de transparence de la politique française dont François Hollande s’est fait le champion lors de sa campagne électorale, il faudra encore attendre la levée du secret-défense pour connaître la teneur de ces tractations. C’est-à-dire dans trente ans…
La succession des événements qui se sont déroulés depuis l’intervention militaire des puissances occidentales en Libye conduit à penser que le Président Sarkozy a pu laisser entrevoir une possibilité de reconnaissance de l’Awazad en échange du retournement des troupes touaregs intégrées à l’armée libyenne contre le Colonel Kadhafi.
Le déroulement de la campagne militaire et les informations diffusées ont mis en évidence que ces troupes touaregs ont effectivement abandonné le Colonel Kadhafi et son régime.
C’est pourquoi il y a tout lieu de penser que les représentants français ont, dans cette période, laissé entrevoir une possibilité de partition du Mali et la reconnaissance d’un nouvel État au nord du pays tandis que le MNLA offrait en contre-partie à la France son implantation et sa connaissance du terrain sur lequel opérait AQMI. Et, disaient-ils, éradiquer les groupes intégristes. Comme la suite l’a montré, le MNLA a fait le choix de s’associer avec les groupes intégristes lors de la conquête de Tombouctou, Gao et Kidal, rompant de ce fait le pacte tacite avec la France.
France-Afrique, le mensonge permanent (3)
Rumeurs, désinformation, fausses nouvelles, manipulations ne sont que des variantes de ce qu’il est convenu d’appeler mensonge.
La question de l’affrontement désigné par la presse comme affrontement Hamadoun Traoré/ Oumar Mariko n’y fait exception.
La vision transmise par cette presse est celle d’un affrontement entre deux personnalités. Si la polémique engagée n’avait conduit à la mort et à l’hospitalisation de de plusieurs personnes, on serait tenté de considérer que les propos rapportés ne dépassent guère le niveau d’un règlement de compte de cour d’école.
C’est une vison simpliste qui ne sert que la propagande de la contre-révolution malienne et des médias dont elle partage l’idéologie.
Il convient de poser la question en termes politiques et non en termes de rapports personnels, même si cette dimension peut exister, au moins pour ce qui concerne Hamadoun Traoré, cela ne concerne en rien le peuple malien.
S’il existe un conflit, c’est celui qui découle de la défense de deux intérêts inconciliables. La direction actuelle de l’AEEM s’est alignée sur les thèses de la bourgeoisie affairiste chassée du pouvoir par les militaires le 22 mars dernier. Lire la suite de cette entrée »
Situation au Nord Mali : Quand un confrère force notre admiration
Le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) dit occuper la totalité du nord Mali, que les touaregs revendiquent depuis au moins 1962. Ses objectifs sont l’autodétermination et l’indépendance du territoire de l’Azawad, un toponyme signifiant «pâturage ». Avec la prise des villes du Nord, la partition du Mali est-elle consommée ? La France ne joue-t-elle pas pour cela ? Le comportement des chefs d’Etat de la CEDEAO ne facilite-t-elle pas cette partition ?
La zone revendiquée s’étend, selon le Mouvement, du fleuve Niger au Sud jusqu’aux frontières avec l’Algérie et la Mauritanie au nord. Ses principales villes sont Tombouctou au sud, Gao au sud- est et Kidal au nord. Exactement les différentes villes que le MNLA vient d’annexer avec l’aide d’Ançardine dirigé par Ihag Ag Aghali, la nébuleuse Aqmi et le Bokho Haram venu du Nigéria.
Cet espace revendiqué par les Touareg est le plus désertique du Mali et représente près de 60 % du Mali. Bien qu’ils n’y soient pas majoritaires (moins de 15%), les touaregs considèrent l’Azawad comme le territoire ancestral et cela depuis le temps de l’indépendance.
Déjà, en 1963, les premiers accrochages ont commencé avec le régime du premier président malien, Modibo Kéita. Ce dernier doit se retourner aujourd’hui dans sa tombe. Car, il a mis tout en œuvre, en son temps, pour mater la rébellion touarègue. Vous devez vous souvenir de Diby Sillas Diarra, du Capitaine Sissoko et autres, qui ont mis toutes les stratégies en place pour contenir cette rébellion. A l’époque, le Président malien a organisé l’administration de façon à ce que des cadres du nord se retrouvent au sud et ceux du sud au nord afin de provoquer un brassage des populations. Ce brassage a pourtant réussi puisque des mariages ont eu lieu entre les différentes ethnies, ce qui permettait d’adoucir les velléités de partition.
Une accalmie a ainsi été observée pendant un long moment. Mais en 1990, les mêmes velléités ont repris. Cette nouvelle rébellion sera matée par le Général Moussa Traoré à travers des hommes comme Kafougouna Koné, Bérédougou et autres. C’est à ce moment que plusieurs groupes de rebelles se sont enfuis pour s’engager dans l’armée libyenne.
Après les évènements de 1991, le nouveau régime, dirigé par Alpha Oumar Konaré, a instauré le dialogue. Les accords de Tamanrasset en 1991 ont abouti à un cessez-le-feu et à l’intégration des rebelles dans l’armée malienne. Le conflit a repris en 1994 avant que la paix ne soit conclue en mars 1996 à Tombouctou.
A partir de 2006, un autre mouvement dénommé le Mouvement Touareg du Nord-Mali (MTNM) voit le jour et prétend défendre et valoriser la politique pacifique pour atteindre les objectifs légitimes (selon eux) afin de recouvrer tous les droits historiques spoliés du peuple de l’Azawad». C’est ce mouvement qui sera responsable des rébellions de 2006 à 2009. Il finira par fusionner en octobre 2011 avec le Mouvement National Azawad, organisation politique de l’Azawad, créant ainsi le MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad)
Plusieurs groupes d’ex-rebelles Touareg ayant fui le Mali dans les années 1990 pour s’engager dans l’armée libyenne se sont joints au mouvement après la défection du régime de Kadhafi. Ils ont apporté avec eux un grand nombre d’armes, réactivant le conflit pour l’autodétermination de l’Azawad.
En plus, les rebelles intégrés ont fait défection et ont transféré avec armes et bagages au MNLA.
.
Le Mali Trahi
Des voix officielles maliennes ont eu à fustiger publiquement des voisins pour «leur non implication directe dans la lutte antiterroriste dans le nord Mali». Tous savaient la présence d’Aqmi au nord et tous savaient que le Mali ne pouvait rien contre cette nébuleuse.
Par ailleurs, le Mali ne faisant pas frontière d’avec la Libye, comment une colonne de près de 500 véhicules a pu quitter la Libye pour rentrer au Mali ?
La France, avec tous les moyens dont elle dispose, ne peut valablement pas défendre son ignorance de cette situation.
La grosse bêtise d’ATT, le président déchu, a été justement d’accueillir ces revenants sans les désarmer. Et pourtant ce n’est pas faute de l’avoir dénoncé. La presse privée l’avait dénoncé et avait fait état de l’accointance entre les intégristes et le MNLA.
L’évolution de la situation nous permet de comprendre que la France, qui joue aujourd’hui au pompier, a d’abord fait le pyromane. Aujourd’hui, la France utilise la CEDEAO à laquelle elle veut fournir de la logistique pour finir sa sale besogne. Personne n’est dupe. Sachant que les chefs d’Etat africains ont tous tendance à vouloir s’éterniser au pouvoir et par conséquent craignent les putschs, l’occasion est donc bonne pour les utiliser.
Ainsi, sous le couvert du principe de lutter contre les coups d’état, la CEDEAO prend des sanctions contre le Mali, créant une psychose chez nos autorités et nos populations les détournant de l’essentiel : la protection de l’intégrité territoriale.
On est allé jusqu’à convaincre notre armée d’arrêter de combattre pour éviter le massacre des civils dans les villes annexées. C’est ce qui s’est passé à Tessalit, à Gao et à Tombouctou. Quant à Kidal, c’est le traitre de Gamou qui a vendu notre armée.
Aujourd’hui, on parle de l’envoi par la CEDEAO de 3000 hommes, semble-t-il, pour aider à sauvegarder l’intégrité du Mali. Qui veut-on tromper ? Croyez-vous que ceux qui nous ont empêchés de combattre les rebelles accepteront de tirer sur eux ? Non ! Ils viendront créer une zone tampon et on nous demandera de négocier. Mais négocier quoi ? Les prétentions des rebelles sont connues : ils veulent l’indépendance de l’Azawad.
Ne pouvant plus libérer le Nord puisqu’il existera déjà une zone infranchissable contrôlée par les forces de la CEDEAO, le Mali sera finalement obligé d’accepter la sécession.
Voilà le scénario qui se dessine et il appartient aux maliens d’éviter de tomber dans le piège.
Pour le cas du Capitaine Sanogo, que les maliens gardent à l’esprit cet adage qui dit : « Si tu tues ton chien parce qu’il est méchant, le chien méchant d’un autre te mordra ».
Ousmane Sissoko
Article paru dans Le Monde-Duniya n° 313 du Jeudi 05 avril 2012
Collectif contre la corruption et pour le changement au Mali – Motion de soutien pour le CNRDRE
Le 22 mars 2012, au petit matin, un groupe de militaires composé d’officiers, de sous-officiers et militaires de rang se faisant appeler Comité National pour le Redressement de la Démocratie et la Restauration de l’Etat (CNRDRE) a renversé le régime incompétent d’Amadou Toumani TOURE. Un régime gangréné à outrance par la corruption, le népotisme et l’affairisme a fait preuve d’incurie face à la crise de rébellion dans les régions nord de notre pays. L’armée nationale mal équipée face à une avancée des rebelles, des terroristes et des bandits armés dans ladite zone, notre intégrité territoriale est entamée l’unité nationale ébranlée et l’autorité de l’Etat bafouée.
Héritiers d’un passé glorieux, Nous, partis et mouvements politiques, associations, organisations de la société civile, personnalités indépendantes et simples citoyens soucieux de recouvrer notre dignité perdue , réunis au sein d’un Collectif, appelé Collectif Contre la Corruption et pour le Changement, saluons et soutenons cette prise du pouvoir par le CNRDRE. Lire la suite de cette entrée »


