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Articles avec le tag ‘Nouhoum Keita’

Ernesto Che Guevara est toujours présent : Un engagement total au service de la révolution

Ernesto Che Guevara dela  Serna est né le 14 juin 1928 à Rosario  en Argentine. Il  passera  son  enfance et son adolescence à Buenos  Aires  et à Cordoba et était  d’une famille de la classe moyenne. Il fit des études de médecine, reçut une instruction dans une langue (le français dans son cas). Il a  beaucoup lu, en franc tireur de la littérature  (de Baudelaire au grand poète et écrivain chilien Pablo Neruda) à la politique, en passant par les philosophes, Spengler et Freud.  C’est sûrement Freud qui l’a orienté vers la  médeçine.

Il milita dans les groupes d’étudiants rebelles sans pour autant avoir de préférence  pour une tendance particulière. Avant même de terminer ses études, il  se sentait  attiré  par autre chose. Il devint photographe ambulant, docker occasionnel, chroniqueur sportif, exerça dans les léproseries. Son esprit de découverte le fit connaître le continent, de l’Argentine au  Venezuela parcourant des milliers de kilomètres avec un ami à bicyclette. Il visita Miami d’où  il fut réexpédié en Argentine dans un avion  transportant  des chevaux. Cette expulsion brutale et inhumaine fut un  facteur décisif dans la prise de conscience de ce  jeune bohémien qui était convaincu de l’unité profonde et indestructible des pays latino-américains telle que le  disait José Marti.

Au cours de ces voyages, il découvrit la misère et le  dénuement,  quitta  l’Argentine  au prise avec le péronisme, et s’installa en 1954 au Guatemala où il avait été attiré par les possibilités  révolutionnaires qui existaient dans  ce pays. Ces possibilités  seront fauchées brutalement par les troupes  de Castillo Armas à la solde du Gouvernement  des Etats-Unis. Le Che sera parmi ceux qui, ayant attendu en vain des armes pour se battre contre les putschistes, traverseront la frontière pour se refugier au Mexique.

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DECLARATION DU BUREAU POLITIQUE DU PARTI SADI A LA SUITE DES INONDATIONS SURVENUES A NISSANSO

Le Bureau Politique du Parti SADI (Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance) exprime sa solidarité agissante aux populations du village de Nissanso  dans la Commune de Sorobasso  (Cercle de Koutiala) à la suite des inondations survenues dans le village le lundi 13 août 2012.

On dénombre 180 maisons détruites, 350 sans-abris, des animaux emportées. Cependant, on ne déplore  aucune perte en vies humaines !

Le Bureau Politique du Parti SADI et la Coordination du Cercle de Koutiala lancent un appel pressant à la solidarité pour soulager la souffrance des populations du village de Nissanso.

 

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Conférence des Forces vives du Mali à Ouaga : Les partisans du changement politique et institutionnel gagnent une première manche.

La Conférence des Forces vives du Mali qui s’est tenue à Ouagadougou sous l’égide du Président Burkinabé Blaise Compaoré s’est achevée hier soir par une déclaration solennelle en faveur de la restauration immédiate de l’intégrité territoriale du Mali et la mise en œuvre efficace des organes de la Transition.

Des divergences apparues dès l’entame des discussions 

Cette conférence a mis aux prises deux positions largement divergentes : Celle tenue par la Coordination des Organisations Patriotiques du Mali (COPAM) un regroupement de syndicats, d’associations et de Partis politiques qui réclament le respect strict des termes de l’Accord Cadre signé entre le CNDRE et la CEDEAO et qui plaide pour la mise en place d’une transition et l’autre position tenue par le FDR ( Front Uni pour la Sauvegarde de la Démocratie et de République) qui exige le retour de l’ordre constitutionnel et la rentrée des militaires dans les casernes.

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A propos de l’accord cadre de sortie de crise CEDEAO-CNRDRE

Amion Guindo : Président de la COPAMLa COPAM donne un éclairage à la presse nationale et internationale.
Constituée par de nombreuses organisations de masse d’obédience politique, syndicale et associative, et portée sur les fonds baptismaux au siège de la Coordination Syndicale des Travailleurs du Mali (CSTM), la Coordination des Organisations Patriotiques du Mali  (COPAM) compte le Rassemblement Populaire pour la Défense de la Patrie ( RPDP), la Convergence Patriotique pour la Défense du Mali (COPADEM), l’Alliance pour la Démocratie et la République ( ADR) et le Mouvement Populaire du 22 mars 2012 (MP 22). Elle était face à la presse nationale et internationale ce lundi dans le Hall de Conférence de la Radio Kayira en Commune I du District de Bamako.

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Crise politique et institutionnelle


Pour une convention nationale afin de donner vie à nos institutions et construire un nouvel avenir démocratique.
Après les évènements du 22 mars 2012, les forces politiques, syndicales et sociales du pays se réunirons dans le cadre d’une convention populaire pour définir un nouvel avenir démocratique pour le Mali. Cette convention nationale qui était prévue le jeudi 5 avril au Centre International de Conférence de Bamako a été reportée pour permettre aux différents acteurs de mieux se préparer.
Dans la perspective de la tenue de la convention Nationale, les partisans de l’ancien régime réunis sous la bannière du FDR (Front pour la Défense de la Démocratie et la République) font de la résistance et manœuvrent en sous-main pour faire échec à la Convention. Adossés à la CEDEAO, les dirigeants du FDR exigent le rétablissement des institutions, (NDRL Le Président du CNRDE l’a fait depuis le 1er avril) et la nomination du Président de l’Assemblée Nationale le Pr Dioncounda Traoré par la Cour Suprême, comme Président de la République, pour conduire la transition à l’issue de laquelle seront organisées des élections transparentes libres et démocratiques.
Cette position du FDR qui regroupe les principaux partis de la mouvance présidentielle dont l’ADEMA, (Alliance pour la Démocratie au Mali) le PARENA (Parti de la Renaissance Nationale), l’URD (l’Union pour la République et la Démocratie), le PDES (Parti pour le Développement Economique et Social), l’UNTM ( Union Nationale des Travailleurs du Mali) et une multitude d’associations et d’organisations de la société civile dont la plupart était largement inféodée au pouvoir déchu et profitait largement de sa générosité, n’est pas partagée par les autres fronts et mouvements qui se sont constitués.
Les arguments majeurs brandis par les autres fronts notamment le Mouvement Populaire du 22 mars composé d’une soixante de Partis et d’organisations de la Société Civile coordonné par le Parti SADI, la Convergence Patriotique pour le Mali, l’Alliance des Démocrates Patriotes (ADPS), se résument au fait que la responsabilité de la situation catastrophique que vit le Mali en incombe en premier lieu à ATT et ses alliés. Afin d’éviter une nouvelle situation de désastre, ces différents fronts s’opposent à une transition dirigée par le Président de l’Assemblée Nationale. Ils proposent le rétablissement des Institutions, mais avec des hommes nouveaux qui auront la charge de faire franchir au pays cette passe difficile. Au regard du contexte national, cette position est la plus juste.
L’écroulement du système politique et étatique du Mali se profilait à l’horizon depuis l’avènement d’ATT au pouvoir en 2002. Son arrivée à la tête du pays a favorisé la constitution d’une ploutocratie, d’émergence de rentiers d’Etat, le développement effréné de la corruption, le bradage de nos richesses minières et nos terres aux sociétés multinationales.
Sous le régime ATT, c’est la liquidation de l’Etat en tant qu’autorité publique centrale qui décide, oriente, encadre, contrôle et sanctionne et est reconnu et respecté par les acteurs nationaux et internationaux. A ce titre tableau, s’y ajoute l’abdication et la dégénérescence de cette partie de la classe politique sans âme, sans moralité, sans honneur, regroupée aujourd’hui au sein du FDR qui a érigé la prostitution politique en mode d’existence et qui a abandonné l’espace politique pour se remettre à la remorque du pouvoir de Amadou Toumani Touré. Cette trahison nationale a été légitimée par la théorie du consensus.
A la faveur de la nouvelle conjoncture politique, l’objectif aujourd’hui est de lutter contre la confusion savamment entretenue par certains medias occidentaux et leurs officines de communications venus en renfort au régime déchu d’ATT. Ils ont donné un habillage démocratique à son régime et l’ont érigé en modèle de gouvernance.
Le nouveau pouvoir du CNRDE s’est installé dans un contexte où l’ordre constitutionnel est devenu une coquille vide au contenu creux, qui n’a aucune réalité, ni vitalité. L’Assemblée Nationale, dont l’écrasante majorité des élus était aux ordres, malgré la gravité de la situation, n’a rien pu imposer à l’exécutif pour que notre armée soit équipée, bien formée, mise dans toutes les conditions.
La menace extérieure sur l’intégrité territoriale du Mali s’est matérialisée avec la bénédiction des puissances occidentales, la France notamment, pour affaiblir l’Etat malien, le désintégrer et faire main basse sur les richesses minières et énergétiques et les atouts géostratégiques. La première priorité doit être orientée non pas sur les élections, mais sur l’unicité du pays, sur la défense de l’intégrité territoriale, mais mettre en place une économie de guerre (une situation d’exception).
Concernant le retour à l’ordre constitutionnel, les maliens savent que cette constitution n’a pas eu d’effet réel, n’a jamais été traduit dans la réalité de façon globale tout comme les autres institutions de la République comme l’Assemblée Nationale, la Cour Constitutionnelle, la Cour Suprême.
Personne ne songerait dans une situation exceptionnelle comme celle que nous vivons aujourd’hui avec la crise politique, morale et institutionnelle (divorce entre les citoyens et les instituions) et cette guerre qui menace l’existence même de l’entité nationale du Mali, à faire appliquer à la lettre une constitution qui n’est pas fonctionnelle et dont le caractère inopérant a été étalé au grand jour et s’impose à la conscience nationale. Il faut changer de thérapie lorsque la première recette n’a pas été efficace pour soigner la maladie. Le cadre constitutionnel républicain ne peut-être qu’une référence symbolique et de guide pour affronter la nouvelle réalité et construire un nouvel avenir démocratique pour le Mali.
L’élément constitutif primordial et fondamental de l’intérêt supérieur de la nation c’est le fait d’exister d’abord : sa présence au monde dans son intégralité, son intégrité et son unité.
Aujourd’hui, les considérations politiciennes sur la transition et le processus électoral défendues bec et ongle par le FDR et ses alliés objectifs (France, Union Européenne, Etats-Unis, CEDEAO, UA) son secondaires et constituent même une diversion par rapport à la priorité cruciale du moment pour notre pays. Les amis du Mali, s’ils ne font pas la lucidité de faire preuve de compréhension, œuvreraient objectivement dans un sens qui nuirait très gravement aux intérêts des maliens.
Nouhoum Keita

Rébellion dans le Nord-Mali Kidal tombe entre les mains des hommes d’Iyad Ag Aly

La nouvelle a été confirmée ce vendredi en fin d’après-midi par Homeyni Belco Maiga Président de l’Assemblée régionale de Kidal qui a déclaré que cela faisait plus de 72H que les hommes d’Iyad Ag Aly, appuyés par le Groupe Al-Qaïda au Maghreb islamique et les combattants du MNLA dirigés par le Colonel Mohamed Ould Najem assiégeaient Kidal, ville garnison située à plus de 1500 Km dans le Nord-est du Mali.
Selon lui, la ville est tombée sans coup férir, l’armée nationale ayant préféré éviter un affrontement qui pouvait occasionner d’énormes pertes en vies humaines.
Au total, ce sont plus de 3000 combattants qui ont fait leur entrée dans la ville après de longues négociations menées par les notabilités et des chefs militaires. Les troupes régulières ont quitté leur casernement, débarrassées de leur tenue, puis ont embarqué dans des camions en passant par un couloir ouvert à cet effet par les combattants salafistes qui ont fait de la ville leur nouvelle place forte.
Au cours de la prière du vendredi qu’il a dirigée peu après la prise de la ville, Iyad Ag Aly a décrété la charia et promis que personne ne sera inquiété par ses hommes.

Le Président de l’Assemblée Régionale a révélé que des discussions avaient été menées entre les belligérants afin de parvenir à une trêve, le temps de permettre aux nouvelles autorités maliennes de s’installer et d’amorcer le dialogue et aboutir à une paix des braves. Ceux-ci avaient donné leur accord de principe. Mais malheureusement, constate le Président de l’Assemblée Régionale, « les rebelles ont profité du cafouillage provoqué à Bamako par la visite manquée de la mission de la CEDEAO conduite par six Chefs d’Etat pour pousser leur avantage sur le terrain. Ils nous ont attaqués jeudi 29 mars à 6H du matin. Ils ont pris tous les alentours de Kidal. Et ils sont très nombreux. Parce qu’il y’a toutes les nationalités. Il y’a des nigérians, des nigériens, des mauritaniens, des ghanaens, des burkinabé, des mauritaniens, des algériens, des français. Il y’a aussi Aqmi qui est là, Ançardine, et le MNLA. C’est environ 3000 combattants bien équipés qui ont encerclé la ville. Ils l’ont pilonné du matin au soir jusqu’à 20 heures. Ils ont repris ce vendredi matin. Et quand les forces qui étaient dans la région de Kidal ont constaté que si elles continuaient à résister, cela aurait occasionner un grand massacre, elles ont accepté de leur céder le terrain par ce que c’était pour éviter un massacre. Il y’a eu les massacres d’Aguel Hoc, il y’a eu ce qui s’est passé à Tessalit, à Tinzawaten. Nos forces ne souhaitaient pas une répétition d’Aguel Hoc » a-t-il assuré.

Cependant, malgré les assurances de Iyad Ag Aly de ne toucher à personne, des éléments isolés et incontrôlés ont saccagé les services de l’Etat et se sont livrés à des scènes de pillage a souligné l’élu de Kidal qui s’est par ailleurs réjoui que l’ancien député Alghabass Ag Intallah appuyés par certains responsables de Ançar Dine étaient entrain de prendre des mesures pour faire cesser les pillages et les actes de vandalisme.
Revenant sur le poids des forces qui combattent sur le terrain, Homeyni Belco Maiga a tenu à préciser que le MNLA n’a en réalité aucun poids militaire et ne peut prendre aucune localité dans le Nord-Mali. Selon lui, c’est le mouvement Ançar dine qui constitue la principale force sur le terrain. C’est elle qui a pris Kidal et c’est elle qui fait mouvement vers les villes de Gao et Tombouctou, menaçant au passage les localités d’Ansongo et Bourem dont ils se sont emparés sans combat. « Avec tout l’armement qu’ils ont et avec tout ce qu’ils ont récupéré à Tessalit, à Haguel Hoc et à Kidal, ils sont capables d’aller jusqu’à Mopti !» s’indigne l’élu qui constate « qu’aujourd’hui, nous n’avons pas les moyens de les contenir, cela va être très difficile. C’est pour cela que je dis qu’il faut un sursaut national sans lequel il nous sera difficile de les contenir ».
Balayant d’un revers de la main les tendances séparatistes affichées dans les régions Nord du Mali par les groupes armés extrêmement minoritaires, Homeyni Belco Maiga a martelé « qu’il est, reste et restera un malien, dans un Mali un et indivisible ».

S’agissant des possibilités de compromis entre le Mali et ces groupes armés, Homeyni Belco Maiga est très sceptique. « Aucun compromis n’est possible avec eux. Ils sont en position de force. Ils ne veulent pas négocier. Il faut les combattre ».
A l’étape actuelle, il reconnaît que le Mali a besoin de paix, de sécurité, de tranquillité afin de conduire une transition apaisée. Et dans cette perspective, il souhaite l’établissement d’un contrat de confiance entre les maliens et la nouvelle équipe dirigeante pour engager dans les plus brefs délais des contacts avec la CEDEAO, l’Union Africaine afin d’éviter les sanctions diplomatiques et financières et réunir les moyens matériels et humains nécessaires à la reconquête des territoires occupés par les différentes rebellions. Pour y parvenir, il souhaite vivement une forte implication des communautés du Nord-Mali et leurs élus qui sont les premiers à souffrir des conséquences dramatiques du conflit avec son lot de refugiés au Burkina-Faso, au Niger, en Mauritanie et en Algérie. Ces communautés et leurs élus peuvent être les meilleurs ambassadeurs auprès des pays voisins du Mali pour les convaincre d’aider notre pays à éradiquer les mouvements de rébellion qui compromettent son développement à court et moyen terme. En raison de sa position stratégique et de ses immenses richesses, le Nord du Mali fait l’objet de convoitises de la part de nombreuses puissances qui instrumentalisent les rebellions dans le but d’affaiblir le pouvoir central et de s’emparer de ces richesses.
Convaincu que seuls les maliens sont capables de régler la question en dehors de toute ingérence étrangère, le Président de l’Assemblée Régionale de Kidal en appelle à un sursaut collectif de tous ses compatriotes pour faire reculer les menaces qui pèsent sur son unité nationale et l’intégrité territoriale du Mali.

Nouhoum Keita
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